À Armand Jung, député du Bas-Rhin

Ce mot accompagne le livre co-édité par M. Xavier Gillard, qui est une compilation de pro- positions visant à réformer le droit d’auteur. Si je l’écris c’est parce que, en tant que citoyen, enseignant et particulièrement musicien de la scène locale alsacienne, je souscris pleinement aux propositions émises.

Si je vous envoie ce livret et que je prends le temps d’écrire cette lettre, c’est pour engager la discussion à propos d’un sujet qui me tient à cœur : le droit d’auteur et ses dérives actuelles. Cette démarche s’inscrit dans un projet plus global qui consiste à envoyer ce livret à tous les députés. Tout cela a été financé par le biais d’Internet par de nombreuses personnes et à hauteur de 3242 €.

Il y aurait beaucoup à expliquer dans cette lettre. Je vais me contenter ici d’ouvrir la discussion pour éventuellement la continuer plus tard, si le sujet vous intéresse je serai réellement ravi de pouvoir avoir vos sentiments sur le sujet.

Le partage. C’est de ce mot qu’il s’agit car c’est lui qui chamboule aujourd’hui les modèles établis de distribution des œuvres culturelles. Néanmoins, ce partage, certains préfèrent le nommer par les termes de « piratage » ou de « vol ».

Aujourd’hui l’industrie de la culture est en train de criminaliser les échanges non marchand d’œuvres culturelles. Si je suis conscient que voler un livre dans une librairie est mal, je suis en droit de partager mes livres achetés avec mes amis.

On me rétorquera que télécharger « illégalement » sur Internet ne consiste généralement pas uniquement à partager avec ses amis. Certes et je le conçois parfaitement. Mais c’est oublier un certain nombre de points :

Car c’est bien de cela qu’ils s’agit, financer de manière juste les artistes et non principalement une industrie de production. Chacun doit trouver une place dans le partage de la culture.

Au lieu de criminaliser le principe du téléchargement, il serait temps de revenir aux fondamen- taux et de réfléchir à comment adapter au mieux le droit d’auteur à notre société d’aujourd’hui.

C’est dans ce contexte que je vous envoie ce livret contenant 18 propositions pour réformer le droit d’auteur. Je me rends compte maintenant que le mot « réformer » peut faire peur et, si vous préférez, nous pouvons reformuler le principe de ces propositions comme un moyen de rendre le système plus juste, en accordant l’offre des artistes à la demande des citoyens.

Ces propositions ne sont pas non plus des idées arrêtées, chacune d’entre elles est ouverte à la discussion et à la réflexion. Il s’agit donc principalement d’ouvrir le débat. Vous n’êtes évi- demment pas obligé d’adhérer à tout cela, mais je pense que ce serait une chose extrêmement bénéfique pour notre société d’entamer un débat ouvert et honnête.

J’espère que ma lettre trouvera écho de votre côté ou, du moins, dans votre entourage. Je reste à votre disposition pour continuer la discussion et établir plus convenablement mon argumen- tation qui se trouve très succincte dans cette lettre.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le député, mes salutations libres et distinguées.

Dimitri Breiner

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